La combinaison de chimiste

Hier je me suis promenée au milieu des vignes.

C'est beau, c'est fragile.

Se promener dans les vignes donne un goût d'enfance, le sentiment de marauder, d'être un petit chenapan car on m'avait dit qu'il ne fallait surtout pas s’approcher de certains coteaux car les viticulteurs sont protecteurs.

J'ai regardé les coteaux et subitement j'ai vu les balais de tracteurs et les nuages blancs.

Il était habillé tout en blanc, assis sur son tracteur, son masque sur le visage, protégé des produits qu'il diffuse dans l'air et dans la terre.

Nous n'étions pas protégées, nos filles non plus, les personnes que nous avons croisé faisant du vélo dans les vignes non plus.

Hier c'était journée d’épandage de je ne sais quel produit dans les vignes.

Des produits suffisamment nocifs pour que le viticulteur pense à se protéger. Pas pour qu'il pense à ne plus les utiliser...

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