Je suis de ces personnes qui ont de très mauvais souvenirs des cours de sport. Le genre de personne qui était choisie en dernier quand il fallait faire des groupes et dont tout le monde disait (à haute voix) : "ha non, c'est pas vrai qu'on va l'avoir ELLE".

J'ai bien essayé de faire de la gymnastique au collège. D'ailleurs je n'étais pas trop mauvaise à la barre asymétrique (ma grande fierté)...et puis au bout de 6 mois mon corps a dit "non ça va pas être possible". Alors j'ai tout lâché et je suis revenue sur le banc des nulles en sport.

En même temps je sentais bien que ça me démangeais. Régulièrement je me "mettais au sport". Au final, je courrais 2/3 fois puis je n'y retournais plus. Pareil pour la piscine.

Mais voila : deux ans après la naissance de Rose, force est de constater que mon corps n'est plus vraiment le même. Pas que je le trouvais mince avant, mais quand même j'entrais dans un 38/40...Maintenant je suis plutôt 40 que 38. Et ça me pèse (l’expression est juste). Ça me pèse parce que je ne me sens pas bien dans mon corps. Ça me pèse aussi parce que je ne me sens boudinée dans mes vêtements.

Et pourtant, malgré ce corps que je vivais comme un boulet; malgré mes problèmes de garde-robes, malgré tout, j'ai mis du temps à me motiver. Les nuits blanches se sont enchaîner trop longtemps pour que mes moments de libres ne soient consacrés à autre chose qu'à dormir.

En avril je suis allée voir le médecin. Je n'en pouvais plus. J'étais épuisée. Rose avait 18 mois, j'avais retrouvé un meilleur sommeil depuis ses 9 mois (oui j'ai renoncé à imaginer qu'elle puisse un jour faire ses nuits, alors j'estime que tout va mieux depuis qu'elle ne se réveille plus qu'une fois par nuit), j'avais enchaîné plusieurs problèmes familiaux en début d'année mais ça allait mieux et pourtant j'étais épuisée. Le sentiment que malgré l'accalmie, je n'arrivais pas à remonter la pente. Sincèrement j'y suis allée en espérant qu'elle me trouverait la pilule miracle, celle que je prendrais chaque matin et qui me permettrait de passer la journée sans avoir envie régulièrement de pleurer de fatigue. Au final, je suis ressortie avec un "bon courage! vous en faites pas ça va passer, les filles vont grandir. Essayer la sophrologie ou la méditation et faites du sport, vous serez moins fatiguée après."

Je n'étais pas convaincue. Et pourtant au fond de moi je savais qu'elle avait raison.

Mon déclic sport

C'était le printemps. J'ai ressorti l'équipement de running que j'avais acheté l'année précédente quand j'avais arrêté d'allaiter et décidé de perdre les kilos qui restaient, mais que je n'avais porté que 3 fois depuis. Je me suis dis "j'irai courir au moins une fois par semaine, le dimanche". Je l'ai fait. deux fois. J'aime courir, ce n'est pas là le problème. Le problème c'est l'organisation que ça m'impose : le matin ? ce n'est pas possible car je suis souvent seule avec les filles. Le soir ? : j'ai courru, je suis rentrée chez moi, j'ai donné le bain, préparé le dîner, dîné, lu des histoires, chanté des chansons, bordé les filles...et j'ai pris ma douche. Il s'est donc passé 3h entre le moment où je suis rentrée et le moment où j'ai pu prendre une douche. J'ai finalement abandonnée le running car pour l'instant ce n'est pas compatible avec mon organisation.

Mais que faire alors?

J'ai retrouvé mon ancien réflexe de "lundi je commence un régime " qui va avec "à partir de lundi abdos tous les matins". J'ai cherché une application et j'ai opté pour l'application "7 minutes" qui propose 7 minutes d'exercices par jour. C'est un circuit.

Mon déclic sport

J'ai aussi repris mon livre d'exercice de pilate que j'avais acheté il y a longtemps et je me suis astreinte à en faire tous les matins.

Et j'ai aussi acheté VITAL de novembre qui présente plusieurs circuits de home training.

(photo du blog : http://www.laptitebulledelo.com/2015/11/vital-novembre-decembre-2015.html)

(photo du blog : http://www.laptitebulledelo.com/2015/11/vital-novembre-decembre-2015.html)

Mais pourquoi tous les matins me direz vous (surtout que je vous ai expliqué avant que je n'étais pas sportive)? tout simplement parce que je me connais : j'ai besoin de m'imposer un rendez-vous quotidien pour être sûre de m'y astreindre. Alors bien sûr il y a des jours où je suis moins en forme (ceux où Rose s'est réveillée plus d'une fois, ceux où j'ai un déplacement professionnel et où je me lève à des heures indues par exemple). Mais dans tous les cas, je m'astreins à sortir mon tapis, mettre ma tenue et faire quelque chose. Certains matins je ferai 15 minutes de cardio + des exercices de stretching ou pilates. D'autres je ferai 5 minutes d'étirement.

Parallèlement à cela, depuis septembre, je vais 1 à 2 fois par semaine à la piscine. 30 minutes sur mon heure de pause du midi. On se motive entre collègue et excepté un mois de décembre sans séance (trop de déplacements professionnels, puis ce fut les vacances scolaires), nous tenons depuis septembre

Alors je ne vais pas vous mentir : il n'y a aucun résultats sur ma silhouette! Peut-être parce que j'ai des séances trop courtes finalement.

Mais j'apprécie ces moments pour moi, ces moments de détente. Et rien que ça, c'est une victoire.

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